des notes dans l’eau
juin 24, 2008 on 1:27 | In Anecdotes | No CommentsChose étrange, que d’entendre un morceau de son groupe « presque » favori, si toute fois il y en a un, lors d’une manifestation sportive.
Ce n’est pas du « flonflon », ni même de la musique de foire, l’accordéon ne résonne pas au beau milieu des compositions de Taï Phong. Non rien de tout ça, et pourtant force est de constater, que c’est bien du Taï Phong qui était en train de passer dans les enceintes misent à disposition pour le déroulement de la manifestation.
Quelle était cette manif ? Des sportifs ça s’est sûr, mais que faisaient ils ? En fait, ils nageaient, et pour certains d’entre eux, pendant 12 heures.
J’ai effectivement entendu du Taï Phong, en fait tout l’album « Sun », pendant le temps que durait l’album.
En fait, je triche un peu, parce que la personne qui a mit l’album, n’est autre que moi-même. J’ai la chance de pouvoir faire une activité sportive et de l’organiser sur ma ville, et donc de pouvoir jouir d’installation, parfois, qui me permette de passer ce que je veux comme musique.
L’essentiel était en fait, de voir ce que les gens allaient dire, parce que la sono distillait le son assez fortement, et ça aurait pu, éventuellement, gêner les gens qui pointaient les nageurs qui faisaient des longueurs. Et bien non, ça n’a gêné personne, au contraire, beaucoup m’ont demandé qui était le groupe qui passait sur la sono, et lorsque je disais le nom, beaucoup ont paru étonné, voir complètement interloqué :
- Taï Phong? le groupe de Goldman?
Evidemment je rectifiais vite, en répondant : Le groupe où était Goldman
- Mais ils existent toujours?
Evidemment je profitais pour leur refaire un peu l’historique et ce qui se passe en ce moment au sein du groupe, et ce désir de « renaissance ».
Comment voulez vous que je n’y prenne pas goût à tout ça, lorsque j’entends encore, autour de moi, que ce que fait Taï Phong est plutôt sympa ?
En fait on peut dire de Taï Phong : - Etait, Est et Sera…….
That’s all folks …….
Une bonne étoile?
mai 26, 2008 on 5:40 | In Anecdotes | No CommentsSi on vous parle de « bonne étoile » vous savez tout de suite de quoi on peut parler.
Si on vous dit que le fondateur de Taï Phong, Khanh est non seulement né dans une barque comme j’ai pu le dire précédemment, et dans une barque, mais en plus il doit la vie, très certainement à cette fameuse bonne étoile.
Petit retour en arrière, quelques années à peine…
Nous sommes sur une rivière du Vietnam, Khanh qui est né à Cholon dans la banlieue de Saïgon a quelques heures, et bien sûr, il faut penser à se reposer pour la nuit. On se demande comment sa mère a pu faire pour accoucher dans de telles circonstances. Au hasard de leur navigation, la barque où se trouve Khanh ses parents et une tante, croise une douzaine de barques avec à leur bord des hommes. Les parents de Khanh demande alors à l’un d’eux s’il ne connaît pas un village où ils pourraient se reposer pour la nuit. L’homme en question leur dit de les suivre.
Ils arrivent à un village et l’homme leur présente sa mère, qui finit par les installer dans une cahute. La nuit se passe et est très certainement réparatrice. Le lendemain la mère de l’homme providentiel vient les voir et leur fait part de son étonnement.
Il se trouve que son fils, n’est ni plus ni moins que le chef des pirates du secteur, et que son but est de voler ceux qui naviguent dans « ses » eaux, et de ne pas laisser de traces derrière lui, on sait tous ce que cela veut dire. L’étonnement de la mère du pirate est que la famille de Khanh ait été épargnée, et elle se demandait bien pourquoi. Il faut se souvenir que nous sommes au Vietnam en 1946, et que ça ne « rigole » pas trop en cette période trouble.
Fort d’avoir été « épargnés » les parents de Khanh l’ont déclaré aux autorités que lorsqu’ils ont pu, c’est-à-dire un 1er mai. Pourquoi ce jour ? Tout simplement parce qu’ils n’avaient pas de calendrier, encore moins de montre et qu’il fallait bien donner une date. En réalité, sa vraie date de naissance, personne ne la connaît, hormis Khanh lui-même qui ne l’a apprise qu’en … 2002, et ce, grâce à une amie voyante.
Alors la bonne étoile ? Est-ce qu’elle brillait au dessus de la barque des parents de Khanh ? On en arrive à y croire vraiment.
Concert de Chevanne 24/05/2008
mai 25, 2008 on 9:34 | In concerts | 2 CommentsUn concert en plein air, c’est bien… En règle générale, pour organiser ce genre de spectacle il faut que beaucoup de chose se prêtent au jeu. L’équipe organisatrice, qui met tout en œuvre pour que l’évènement soit à la hauteur de leur espérance, Le groupe qui se doit de donner ce qu’ils ont au fond d’eux, comme dans une salle, alors que la difficulté est tout autre, le public, qui vient, malgré le temps, soleil, pluie, vent, orage, que sais je encore ? Mais s’il est là, c’est qu’il le veut, et très fort, ce qui fait dire que le groupe doit tout donner. Et puis il y a un autre critère de réussite, l’environnement.
Il faut tout de même dire que cette soirée avait été choisie, par « Le Comité Tiers Monde », qui œuvre pour un village au Burkina Fasso, c’est-à-dire qu’en payant sa place, 12€, on contribuait à aider des enfants de ce village à se scolariser et à y apprendre à lire, à écrire et à compter. Œuvre bienfaitrice qui depuis de nombreuses années se démène pour amener ses actions, jusqu’en plein cœur de l’Afrique.
En ce qui concerne le concert d’hier soir, à Chevannes, Taï Phong a joué dans un cadre plutôt sympa. Imaginez une grande ferme, mais vraiment grande, une tour gardant l’entrée, trônant. Le nom de cet endroit était il prédestiné ? « La Ferme des Seigneurs ». Que voulez vous dire de plus ? Avec un tel nom, l’endroit ne pouvait accueillir autre chose que des Seigneurs.
Un corps de ferme entièrement ouvert, c’est l’endroit choisi pour y monter la scène, et devant, le public. Il ne restait plus qu’à attendre que monte les premières notes de musique. Ce que tout le monde fit, jusqu’à l’instant magique. Il s’est fait attendre, comme se font attendre tous les grands artistes, la raison en est simple, dans le cadre du concert, et de l’œuvre caritative, il y avait un grand buffet d’organisé, ce qui a permit au public de se côtoyer, et de pouvoir échanger. Il a donc fallu attendre, mais l’attente en valait la peine. Nous scrutions tous le ciel avec un peu d’angoisse, vu ce qu’il était tombé dans l’après midi, mais il fut clément pour la soirée, et même il nous a fait apercevoir des nappes de la couleur que je lui préfère, le bleu ! Enfin bon, à 22h30, il n’y en avait plus, par contre on a échangé le jour pour la nuit, et les premières notes du concert.
Le groupe est là, la nouvelle chanteuse, Sylvie, qui est en fait une ancienne choriste du groupe, présence incontestable sur scène, elle envahie l’endroit à elle seule. Réjane perchée avec sa batterie, Claude à ses pieds, mais qui ne le serait pas ? Jean Philippe et ses claviers. Surélevées, les choristes dont Karine qui commence à avoir ses habitudes. Également aux pieds de Réjane, Mickaël et Patrice, Philippe à la voix qui sait se faire « angélique », et bien sûr, l’âme du groupe, Khanh. Tout de blanc vêtu, il trône parmi ses guitares et ses pédaliers, dont je vais reparler plus tard.. En fait durant une partie du concert, on peut dire qu’il y eut qu’une moitié de Khanh. L’explication en est simple, un petit appareil lui permettant de piloter ses 3 guitares, est tombé en panne, ce qui fait qu’on ne l’a pas entendu jouer durant un bon moment. Regrettable petit incident qu’il a su nous faire oublier par ses sourires, et puis il nous a offert sur le premier morceau, un solo comme j’ai rarement entendu, un genre de « truc » qui vous porte et vous emmène, loin mais très loin. Ca vous prend aux tripes et ça ne vous lâche que lorsque la dernière note a donnée. Le morceau n’était pas fini, que j’ai dit « P…. le vieux », oui je m’auto censure souvent ! Et j’ai rajouté aussitôt : « Y a pas mal de jeunes gratteux qui pourraient prendre des leçons là », et sur cette remarque, quelqu’un s’est retourné et m’a fait un grand signe de tête en acquiesçant.
Je vous parle de l’affluence ? Aller n’ayons pas peur ! Il y a eu du monde, beaucoup plus que je ne m’y attendais. La Jet Set Society, qui organisait le tout, avait brassée beaucoup de gens, et le repas et l’action menée à su fédérer. C’est sûr qu’au fur et à mesure que le froid s’abattait sur l’endroit, les gens sont rentrés chez eux. C’est un peu dommage, car ils se sont privés de bien belles choses. Et dans ces bien belles choses, il y avait « Zébulon », comme j’ai entendu qu’on l’appelait, j’ai nommé Claude, le bassiste, très en forme, sautant partout et nous distillant un jeu rock, faisant sortir de son instrument ce qu’il avait dans le ventre. Dire que Mickael est toujours aussi « dingue » quand il joue, est un doux euphémisme. J’ai pu dire qu’il jouait non seulement de la guitare et avec brio, mais également avec le public, ce soir, j’ai pu découvrir, qu’il savait aussi jouer avec la lumière. Le « son et lumière » ? Il a su nous le faire à lui tout seul ! Et puis il y a Patrice, l’autre guitariste. C’est un bon, un très bon guitariste. Si sa guitare avait une voix, je suis persuadé qu’elle en aurait à nous raconter. Il a une façon de jouer, une manière de la faire « parler », qui peut déconcerter parfois. Autant Mickael est totalement fou dans sa façon de jouer, même si il sait ce qu’il fait, autant Patrice est carré, précis et net dans la manière qu’il a de distiller ses notes. Il a une technique qui peut être impulsive, jouant avec le bouton du volume de sa guitare de façon à ce qu’on entende des sons montants, descendants, laissant entrevoir le son que l’on pourrait entendre sortant d’un violon. C’est grandiose, et puis toujours cette violence dans son jeu également. J’avoue que je n’aimerais pas me retrouver réincarné en cordes de guitare sous ses doigts, mais ça sonne tellement bien. Je ne vais certainement pas oublier toute la partie « voix » à commencer par les choristes. Deux jeunes filles à la voix très douces, qui se posent bien sur les notes. Qu’elles me pardonnent j’ai oublié le prénom de l’une d’entre elles, et pour ne pas faire d’impair, je tairais donc l’autre, mais elles furent à la hauteur de l’évènement. Elles étaient accompagnées par la « chef » choriste ? On peut dire ça ? Aller on va le dire !! Karine, qui est là depuis 4 mois et qui s’est plutôt bien posée au sein du groupe. Elle chante divinement bien, et maintenant que l’ancienne chanteuse lead du groupe est partie, je peux le dire, Karine arrivait à passer au dessus d’elle par la qualité de son chant. Mais ce soir ce ne fut pas le cas, parce que sur scène il y avait Sylvie, et là, c’est un morceau de choix, parce que, question présence sur scène, c’est véritablement du « pro ». Aïna était belle et avait une voix qui se prêtait bien au groupe, mais là, il s’agit non seulement de voix, mais également de présence scénique, et Sylvie tient parfaitement sa place. Qu’elle ne lâche pas !! S’il te plait Sylvie.. Reste, on a pas du tout la même à la maison !!! Elle restera ! Avec Philippe ça fonctionne plutôt pas mal. Ils se partagent les chansons, et se font des duos plutôt réussis, où le mélange des voix se pose parfaitement sur la musique.
On parle peu du clavier en fait, et pourtant il y aurait à dire. Moi je le trouve plutôt « bout en train », bien qu’il soit stewart de son métier. Force est de constater qu’il maîtrise parfaitement ses instruments et que le son qui sort des synthés vous portent bien au-delà de vos espérances. En fait, c’est tout à fait ça, Jean Philippe, JP pour les intimes, se pose sur la musique de Taï Phong.
Vous savez quoi ? Il manque un gong à Taî Phong, oui, l’instrument de musique, oui oui, un gong. Je trouve que derrière Réjane ça ferait bien, et pour ponctuer certains morceaux, ça le ferait vraiment très bien. Elle est vraiment très forte. Quand on entend ce qu’elle sort de ses fûts, on voit que l’on a à faire à une pro. Ça joue, et ça jour fort ! Elle imprime le rythme du groupe et il n’y a pas de raté. C’est grandiose. Alors c’est vrai qu’elle parait frêle derrière sa batterie, mais je vous jure qu’il y a certains gros bras du genre, qui n’ont qu’à bien se tenir pour arriver à sa cheville. Elle joue bien, sûr, et juste.
Et puis reste celui que j’appelle en moi-même, « l’ange ». Je ne lui ai jamais dit, parce que c’est une réflexion toute personnelle, mais quand je le vois débarquer tout de blanc vêtu, et semblant être tout le temps dans la lune, il me fait penser à un ange. Il est d’une douceur incroyable, comme si la sagesse l’habitait. Évidemment, le fait qu’il soit vietnamien ajoute au « fantasme » de la justesse de la pensée. Les notes qu’il distille, sont enchanteresses. Je vous ai parlé du solo qu’il a fait sur le premier morceau du concert, mais je puis vous assurer que c’était grandiose, et que malgré mon âge, je peux affirmer, que j’ai rarement pu entendre une chose aussi belle. Alors il ne s’agit pas de technique, loin de là, mais simplement de feeling, juste de feeling. Lorsque les notes semblent sortir de nulle part, que vous les visualisez arrivant sur vous, puis vous happant pour vous emmener on ne sait où, mais en tout cas, plus sur Terre. Merci Khanh de ce moment divin .
Et merci à Taï Phong pour cette soirée.
répétition concert de Chevannes
mai 24, 2008 on 7:49 | In News | No CommentsPas toujours facile les répétitions. C’est un peu ce que l’on peut se dire après une soirée comme celle d’hier. La répétition du concert de ce soir, laisse présager que ça sera bien, difficile, mais bien, parce que, après tout, on n’a rien sans rien. La balance son était difficile, parce que des soucis dans les « retours », mais bon, les musiciens se connaissent, et chacun sait ce qu’il a à faire. Nous ne sommes pas inquiets sur ce qui se passera ce soir à Chevannes dans l’Essonne..
En fait la seule inquiétude réelle, vient du temps. C’est un concert en plein air, et la grenouille de Mister Météo n’annonce rien de bon. Orage, pluie, vent.. Est-ce que c’est tout ? Le véritable fan ne s’arrête pas à l’échelle de la grenouille planquée dans son bocal. Je me souviens d’un concert de Supertramp dans le superbe cadre du Parc de Sceaux, dans les Hauts de Seine, et où il pleuvait. Tout le monde se souvient de leur tube planétaire : « It’s a rain again », et bien la pluie avait redoublée de violence à ce moment là, et tout le monde, et il y avait du monde !! Applaudissait de plus belle ! Quand on est fan, on est fan.. Demandez à Obispo !!
Quoi qu’il en soit, ce soir, cela risque de donner, et votre serviteur fera le compte rendu du concert, comme il se doit, et j’en profiterais pour vous parler du cadre magnifique où Taï Phong va se produire.
À ce soir !!
un départ
mai 15, 2008 on 5:14 | In News | 2 CommentsLes livres sont faits de pages que l’on tourne, il en est de même pour nos propres vies.
Après avoir animé durant 6 mois le fan club officiel de Taï Phong, Michel Botherel a décidé d’arrêter l’aventure. Les raisons qui l’on poussé à le faire lui appartiennent, et ne regardent par conséquent que lui. Nous lui souhaitons bonne chance pour la suite des évènements et bien d’autres aventures à vivre pleinement, comme il a pu le faire avec Taï Phong.
La roue tourne, et un autre site est né, celui-ci. La relève est donc assurée pour pérenniser cet élan qui ira là, où le « grand vent » soufflera…
Bonne route Michel et qui sait, un jour. Les routes finissent toujours par se croiser.
prochain concert le 24 mai 2008
mai 12, 2008 on 9:01 | In concerts | No CommentsAvec le soleil couchant comme témoin
des notes qui vont s’élever
Des voix pour les accompagner
Et un certain plaisir à savourer
On y sera tous !
la vie peut commencer bizarrement
mai 12, 2008 on 7:25 | In Anecdotes | No CommentsSi on vous dit, né sous les bombardements de la guerre d’Indochine en 1946, dans un lieu peu propice aux accouchements, puisqu’il s’agit d’une barque. Si on vous dit que sa mère l’appelle « le miraculé », de qui parlons nous ?
La réponse n’est pas simple si on ne connait pas la personne, bien évidemment, mais il semblerait qu’il y ait une piste qui mène droit à cette personne à savoir, l’Indochine, dont le Vietnam en fut une des parties. Bien sûr nous parlons de Khanh Ho Thong qui est le membre fondateur du groupe Taï Phong. Certes il ne fut pas seul à le créer, puisque son frère Thaï fit parti de l’aventure, dans les débuts des années 70.
Une petite anecdote au sujet de Khanh. A l’âge de 7 ans, il codait des lettres pour son père qui faisait parti de la résistance au Vietnam. L’encre pour réaliser ces lettres codées était le jus de citron qui avait la particularité d’être invisible et déchiffrable si on s’approchait des flammes d’une cheminée par exemple. Le codage était une méthode longuement employée, et toujours d’actualité par les services secrets de tous pays, j’ai nommé : Les chiffres. En prenant cette méthode de chiffrage, si on prend le dictionnaire français-vietnamien, à la 747ième page et la 3eme ligne, ça donne : Typhon = Taï Phong. Etonnant non ?
Bien entendu je tiens ça de Khanh lui-même, il m’aurait été impossible de savoir cela de moi-même, n’étant pas très « calé » en chiffrage codé.
concert de Montmorency mai 2008
mai 10, 2008 on 2:23 | In concerts | No Comments- Taï Phong vous connaissez vous ? De nom oui
- Moi pas du tout
- Nous oui on connaît, on vient replonger dans un bain de jouvence
- On vient retrouver notre adolescence.
- C’est vraiment bien qu’ils soient encore là.
C’est à peu près le style de bribe de conversation que j’ai pu entendre ça et là, samedi soir à la MLC de Montmorency dans le Val d’Oise. Le concert de Taï Phong va commencer. Un peu surpris par la salle, comparée à celle de Palaiseau, qui est une véritable salle de spectacle, mais je n’étais pas là pour mon confort, mais m’en mettre plein les mirettes et les oreilles !
J’ai « redécouvert » le groupe en lisant sur le petit bouquin que ma ville édite, que Taï Phong passait en octobre. Quelle fut ma surprise ? « Comment Taï Phong n’est pas mort ? et ils passent chez moi ? J’y vais !! ».
Retour à Montmorency et qui peut on voir dans la salle ? En fait, toutes les générations sont confondues, les parents viennent avec les enfants, ados, mais aussi plus jeunes encore, faut bien suivre à cet âge là ! On savait que la musique adoucissait les mœurs, mais qu’elle puisse rassembler autant de gens de génération différente, c’est assez nouveau. Taï Phong n’échappe pas à cette règle et c’est tant mieux. Tintin avec son fameux slogan « de 7 à 77 ans » n’a qu’à bien se tenir. Plus sérieusement, il faut être mélomane pour tenter de comprendre ce qui passe par la musique, et dans le cas de Taï Phong, il faut pouvoir faire abstraction de ce qu’ils furent, pour laisser place à ce qu’ils sont aujourd’hui. Le poids de l’ancien groupe qui fut renommé et interplanétaire ne serait ce qu’avec le fameux « sister Jane », repose sur les épaules du fondateur, Khanh. Grâce à tous ceux qui bossent avec lui, il faut qu’il fasse oublier Jean Jacques Goldman, parce que le nom du groupe est forcément associé également à l’icône de la chanson française, balayant les années de 1980 à 2005. Evidement il faut relativiser tout ça, et revenir sur « terre », et sur terre il y a une scène, et sur cette scène un groupe nouveau, qui a un son à lui, et qui sait emmener avec lui, son public. Dire que ce public est acquis avant même le début du concert serait faux. On a beau aimer quelqu’un, un groupe, une chanson, ou je ne sais quoi, si on peut pardonner l’erreur, on reste intraitable sur son jugement, à condition d’être honnête avec soi même et avec ceux qu’on aime. C’est un avis partisan parce que j’ai toujours aimé Taï Phong, depuis mon adolescence. Même si j’ai trouvé que sur le premier album, c’était souvent « pompé » sur le Floyd, et son fameux « Echoes », j’ai, en « grandissant », changé mon point de vue, en disant qu’il s’agissait tout bonnement d’influences musicales, et c’était nettement plus juste. Ce soir à Montmorency j’ai vu un bon concert, avec un public qui a participé et encouragé le groupe. Khanh, peut être un peu moins « timide » dans son petit coin. On pourrait braquer un spot de lumière blanche venant des cintres juste sur lui, on dirait presque un ange, avec sa voix douce, et ses guitares qui savent se faire légères. En plus, sa présence scénique est devenue un peu moins statique tout de même. Un progrès qui fait du bien à voir. C’est tout l’avantage d’avoir vu 2 concerts en peu de temps, on peut voir les changements. Question changement, il y en a eu un, de taille. L’apport d’un deuxième guitariste, Patrice. Entre eux, ils l’appellent le « psychopathe », mais je crois qu’ils ont raison !!! C’est une plaisanterie, mais quel jeu !! quelle violence dans sa façon de manier sa stratocaster ( je pense que s’en était une…). Je me demande comment il a fait pour ne pas casser une ou deux cordes ? Il est des gens qui au demeurant peuvent vous paraître plutôt « calme, posé », et dès qu’ils ont leur passion entre leur main, ça déménage !! Bravo à Patrice, son jeu m’a ébloui, sa force et sa présence scénique, incontestable, sa place est bien là. Le « premier » guitariste, Mickaël, qu’ils appellent également « le psychopathe », c’est tout un poème ! D’abord il joue divinement bien, tout comme Patrice, il maîtrise absolument son instrument, mais avec un jeu différent. Le jeu, voilà le mot, il faut parler de jeu avec Mickaël. Jeu avec ses guitares, jeu avec les autres membres du groupe, et surtout jeu avec le public. On est pas si loin que ça du « guitar heros » dans son attitude. Il y eut des moments où j’ai cru voir Ritchie Blackmore, perso je trouve que Mickaël joue mieux !! Mais j’adore ce « fou jouant », il sait communiquer par le biais de son manche (pas de mauvais jeu de mot svp), et c’est vraiment bien. Evidement on ne peut pas laisser de côté le clavier, Jean Philippe gros travail derrière, dommage en retrait sur scène, mais on l’entend !!! et plutôt bien. Aîna et Philippe, les voix du groupe, et de belles voix. Ca monte quand il le faut, et plutôt haut, et ils savent redescendre là où il le faut. Les nuances sont d’ailleurs plutôt bien amenées. Un nouveau bassiste, Claude qui aurait pu aisément remplacer celui de Status Quo, tellement il assure en présence scénique, et bien sûr aussi avec sa basse. C’est vrai que sur certains passages ça sonnait bien Rock ! Une envolée de saxo, qui nous a fait rappeler les heures glorieuses de Supertramp, une jolie influence en tout cas, parce que ça sonnait bien.
Et surtout, ne pas oublier Rejane, à la batterie. Moi je conseillerais à certains batteurs de prendre des cours avec elle. Quelle claque !! Elle est douée, c’est inconstestable, et bien que « blonde », il n’y a pas de couac, de fausse mesure, ça bat, et ça bat bien !!!
Ce fut vraiment un bon concert, avec une présence sur scène remarquable, qui a su enflammer la salle, mais qui a su aussi, l’envouter au son du violon chinois ( merci Jean Philippe au clavier ), sur « Night in Saïgon »
Pour conclure je ne dirais qu’une chose « Vivement le retour du Samouraï »

Prochain concert
mai 9, 2008 on 5:51 | In News | No Commentstai-phong-instrumental-clavier
Savez vous ce qui va se passer le 24 mai? à Chevannes?
Evidemment, la première question que l’on se pose c’est: Où est Chevannes? La réponse est simple, c’est dans l’Essonne… C’est vaste l’Essonne, certes c’est vrai, mais si je vous dis que c’est pas très loin d’Evry, préfecture de l’Essonne, et encore plus près de Mennecy, et encore plus près de Ballancourt, déjà on situe un peu plus Chevannes.
fort de tout ça, si maintenant on se pose la question suivante: Et alors, il va se passer quoi le 24 mai à chevannes? Vous savez sur quel blog vous vous trouvez? Oui, alors plus de doute, il s’agit bien du prochain concert de Taï Phong, le groupe mythique en voie de résurrection. Si nous faisons un parallèle entre la résurrection et la musique on pourrait s’étonner qu’il y ait un lien, et pourtant il s’agit presque de ça, puisque, après quelques concerts de mise au point, le groupe est prêt.. on l’espère en tout cas.. La force est en chacun des musiciens, elle se communiquera forcément à l’ensemble, et dans l’ensemble, on y inclura le public.
Nous serons donc tous là, le 24 mai à Chevannes ( vous savez où c’est maintenant? ) !!
Ps: on peut également se servir de “via michelin” pour s’y rendre !!!! ^^
Premiers pas vers Taï Phong
mai 5, 2008 on 11:53 | In Souvenirs de Fan | 1 CommentCa commence en 1975. On m’apporte un disque. Sur la pochette un samouraï de dessiné, et le nom d’un groupe : Taï Phong. On me dit
“Tu vas voir c’est trop”
J’ouvre la pochette double, et au beau milieu je vois une photo de 5 personnes, dont certain, notamment un, est assez guindé. Ils sont plutôt « propres » sur eux, et dénotent dans leur look par rapport à ce que je peux voir sur les albums d’autres groupes.
J’ai 16 ans, et je commence tout juste à m’ouvrir à la musique, celle que je qualifierais, plus tard, « de vraie ». Je mets le disque sur ma platine, et déjà les synthés d’un certain Jean Alain Gardet me prennent. Une guitare arrive, et déjà je me dis en moi-même « Ca joue bien ». Comme à chaque fois que j’écoutais un album, je tourne et retourne la pochette dans mes mains, je regarde les musiciens, les noms, et toujours celui qui est au fond, habillé comme on pouvait s’habiller le dimanche, son nom : Jean Jacques Goldman. Ah parce qu’ils sont français en plus ? Mon pote me dit que oui. Et je continue d’écouter. « When it’s the seasons »… J’aime, vraiment, dès la première écoute. Vient « Games », oui parce qu’en fait, mon copain m’avait amené le second Taï Phong, ne connaissant pas le premier. J’aime la voix. Je regarde toujours la pochette, et je vois qu’ils sont deux à chanter. Une voix pareille aussi haute sur le premier morceau ça ne peut être que le vietnamien, comment il s’appelle ? Khanh Maï. Manque de bol, ce n’était pas lui qui chantait, je l’ai appris plus tard, bien plus tard, c’était le « guindé », JJG. Mais « Games » c’est vraiment super ! et j’écoute le reste bien sûr. Je suis conquis. Mon pote me laisse le disque, je l’écoute en boucle. Je crois qu’une semaine après, j’ai acheté le premier Taï Phong. Je préfère la pochette au second, le samouraï était encore mieux fait, et nous à l’époque, on était également, en plein dans les films de Bruce Lee, et les histoires de Kung Fu, de samouraï on aimait ça. J’aimais vraiment ce premier album de ce groupe, et chose curieuse, moi je n’avais jamais entendu le fameux standard « Sister Jane », bizarrement, c’est à partir du moment où j’ai eu le disque entre les mains, que j’ai commencé à l’entendre, alors qu’il était sorti un an avant celui que j’avais écouté en premier.
C’est étonnant comme les choses peuvent être. Cet ami qui m’avait fait écouter la première fois le groupe, était franco-vietnamien, aujourd’hui, mon beau frère vit au Vietnam et c’est marié avec une vietnamien, ce qui fait que j’ai un neveu vietnamien. Qui aurait dit ça, lorsque j’ai écouté la première fois Taï Phong. Un grand vent s’est mis à souffler ce jour là dans ma chambre. Le son sortant de mes petites enceintes, me berçait, et m’accompagnait lorsque je rentrais chez moi, faisant mes devoirs à mon bureau. En fait, j’écoutais plus que je ne bossais. Taï Phong, serait il à l’origine de mon échec scolaire ? Je n’irais pas jusque là, d’autres groupes l’ont accompagné pour ça.
D’autres souvenirs sont liés à ce groupe, pleins, je vous les raconterais un à un. Un peu de plaisir dans ce monde de brut….
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